Nous comparons pour vous afin de trouver le meilleur tarif au bout du clic !
La population de la Thailande est très mélangée. A côté des Malais de la Péninsule, de Birmans, Hindous et Chinois, la masse principale appartient à la race thaï (8 millions environ), qui comprend les Laotiens et les Siamois. Petit, bien proportionné, le vrai Siamois a le teint olivâtre, les cheveux noirs et raides, la barbe rare, la tête brachycéphale, les yeux noirs et légèrement bridés, le nez court et large, les pommettes saillantes.
On compte en Thailande quelques milliers de musulmans et de chrétiens. L’ensemble de la population professe le bouddhisme.
L’armée, sur le pied de paix, se compose de deux corps d’armée, comprenant chacun deux divisions, régiment de cavalerie et un régiment du génie. Chaque division se compose de deux régiments d’infanterie à trois bataillons, d’un régiment d’artillerie comprenant deux groupes, et d’une unité du service de santé.
Le service militaire obligatoire en Thailande est en vigueur depuis 1908; la dernière loi de recrutement date de 1917. Tout homme
physiquement apte peut, à l’âge de vingt et ou vingt deux ans, être appelé au service militaire. La durée normale du
service est de deux ans sous les drapeaux, sept ans dans la première réserve, dix ans dans la deuxième réserve, six ans
dans la troisième réserve.
L’armée active de Thailande compte environ 25 000 hommes, cadres compris.
Royaume de l’Asie sud-orientale, s’entendant sur le centre de la péninsule indochinoise et sur la péninsule malaise; 518 383 km², dont 116 000 environ dans la péninsule; 9 831 000 habitants. (Siamois, oises). La capitale est Bangkok.
La Thailande est baigné par le golfe de Siam (mer de Chine) et par le golfe du Bengale (océan Indien). Des frontières artificielles la séparent : à l’Ouest, de la Birmanie; au Sud des Etats Malais non fédérés (traité anglo-siamois du 10 mars 1909); à l’Est de l’Indochine française (traités franco-siamois du 13 février 1904 et du 23 mars 1907; convention entre la Thailande et l’Indochine française du 25 août 1926). Le Mékong est un fleuve international, la frontière suit son thalweg et ses deux rives sont démilitarisées sur une largeur de 25 kilomètres. Le relief de la Thailande, très varié, comprend à l’Est le plateau gréseux du Laos siamois (plate-forme du moyen Mékong); au centre, les plaines basses de la Ménam, ancien golfe marin colmaté par les alluvions; au Nord et à l’Ouest et au Sud des chaînes et des plateaux assez confus, coupés de vallées, où s’observe une orientation nord-sud. A l’exception du delta de la Ménam, les côtes de la Thailande sont le plus souvent rocheuses et bordées d’îles. La Thailande a un climat de type tropical, plus régulier et plus humide au sud qu’au nord; il est soumis à la mousson pluvieuse de Sud-Ouest en été et à la mousson sèche de Nord-Est en hiver.
La plaine de la Ménam est la principale région de culture. La production du riz y a été développé par le service royal de l’irrigation, qui a établi des barrages et creusé des réseaux de canaux. On y produit aussi le maïs, le coton, le tabac et la canne à sucre. L’exploitation des forêts de la haute Thailande fournit annuellement 60 000 tonnes de bois de teck. Il y a quelques plantations de caoutchouc dans la péninsule malaise et des poivriers à Chantaboun. Les mines de la péninsule donnent de l’étain et du wolfram.
Le réseau ferré, qui a son centre à Bangkok, a une longueur de 2625 kilomètres (plus 450 kilomètres en construction). Les principales lignes unissent la capitale à la Malaisie britannique, à Xieng-mai, à Korat et de là à Konkaen et à Oubon, enfin à Aranya à la frontière cambodgienne.
La Thailande est une monarchie héréditaire; le roi est assisté d’un Conseil d’Etat et d’un Conseil législatif nommé par la couronne. Les départements ministériels utilisent de nombreux fonctionnaires européens. le territoire est divisé en 14 cercles (monthons), 79 provinces et 413 districts. L’armée, organisée suivant le principe du service universel, comprend 10 divisions (en 3 corps d’armée, plus une division indépendante) et un corps d’aviation. La flotte se compose de quelques canonnières, torpilleurs et petits croiseurs.
L’histoire du royaume du Siam (Thailande) « Mu’âng Thâi », c’est à dire « Pays des Libres » est encore mal connue. Les siamois
appartiennent à la grande famille ethnique des Thaïs de Thailande et proches parents des Shans de Birmanie, des Laotiens, des
Pou-Thaïs, des Thôs et des Mans de Tonkin, etc. ils semblent être descendus des hauts plateaux du
Tibet et du Yunnan; il s’avancèrent, sous la conduite
de chefs féodaux, vers les plaines fertiles de l’Indochine et la mer libre. Ce qu’on sait d’eux par les relations
chinoises ne remonte pas plus haut que le Vème siècle de J-C. Le terme de Syâm, qui a donné le nom actuel de Siam (Thailande),
apparaît pour la première fois dans une inscription en langue vulgaire du Champa de 1050. Les annales siamoises sont
sans grande valeur, ayant péri en 1767 lors de l’incendie d’Ayuthia, et été restituées peu après sur l’ordre des rois de Thailande
mais d’après des données plus ou moins certaines. La première partie de cette histoire de la Thailande, qui va des origines à la
fondation d’Ayouthia (1349-1350) est un recueil de fables traditionnelles. Il est certain que les Thaïs de Thailande, malgré une
bravoure incontestée, étaient beaucoup moins civilisés que les Cambodgiens ou Khmers et les Chams de l’Indochine
auxquels ils se heurtèrent vite, dans les hautes vallées de la Ménam et du Mékong, entre le Xème et le XIIIème siècle;
mais à leur contact ils se civilisèrent, se convertirent au brahmanisme puis au bouddhisme qu’ils professent encore de
nos jours. Les Siamois, les plus belliqueux et sans doute les plus avisés, arrivés aussi à l’heure où le
Cambodge passe de l’apogée au déclin, s’installent
d’abord comme vassaux de celui-ci. Vers la fin du XIIIème siècle, entre 1275 et 1280, ayant pour capitale Sukhôtai,
ils s’affranchissent de la suzeraineté cambodgienne sous Phya Ruang, qui passe aussi pour avoir inventé l’écriture
siamoise, et propagé le bouddhisme de Ceylan dans ses Etats de Thailande. Son successeur, Râma Khamhèng, établit sa domination sur
tout la vallée du Mékong à la Salouen et une bonne part de la péninsule Malaise. Mais cet empire de Thailande manquait de solidité
parce que d’unité politique.




un prince Siamois, Chao Thong, chassé par une épidémie de son fief, vient fonder au confluent de la Ménam et du Nam-Sak la ville d’Ayouthia et s’y proclame roi sous le nom de Râmâthibodi 1er (1350-1369). Alors commence la période dite « d’Ayouthia » où l’élément siamois domine nettement, où toute la fédération siamo-thaïe obéit au nouveau maître. Râmathibodi et Boromatrailokanât (1448-1488), attaquent avec acharnement le Cambodge. Le premier assiège en vain seize mois Angkor, ravage six mois le royaume. A la suite d’un nouveau siège, Angkor est cette fois prise; le Cambodge est même annexé sous un prince siamois, mais une révolte des vaincus, conjuguée avec les attaques des Pégouans et des Birmans à l’Ouest, oblige la Thailande à renoncer à sa conquête. En 1514, Ayouthia à son tour est réduite en cendres après un incendie de trois jours. En 1532, le Cambodge devient vassal de la Thailande, après avoir vu prendre sa nouvelle capitale Lovêk. Par bonheur pour lui, les Siamois et les Pégouans se disputent la possession d’un éléphant blanc symbole de suprématie et de bonheur : la Thailande est battue, Ayouthia prise après neuf mois de siège et ruinée par le vainqueur. Mais en 1568, un jeune prince siamois, Phra Naret, « le Prince Noir », intelligent et guerrier, libère la Thailande du joug pégouan, restaure Ayouthia, soumet le Cambodge, le Laos, et détruit, à son tour, la capitale du Pégou. Il meurt en 1605. Ses indignes successeurs se consument en compétitions sanglantes et en guerres malheureuses jusqu’en 1656 où l’un d’eux, Phra Naraï, tente de relever son empire par une alliance avec les Européens, ouvrant ainsi la voie à cette modernisation de la Thailande, qui a sauvegardé, par une insigne fortune en extrême Orient, son indépendance politique et assuré son actuelle prospérité.
De bonne heure, la Thailande avait accueilli avec faveur, dans ses ports, les navigateurs européens; Phra Naraï avait lui-même pour favori un Grec de Céphalonie, Constance Phaulkon, qui se sentant jalousé par les notables siamois songe à appuyer le pouvoir de son maître d’une alliance de la Thailande avec la France. En 1680, la première ambassade de Thailande est envoyée : elle sombre dans une tempête, en plein océan Indien ; en 1684, une deuxième arrive à Versailles où elle est accueillie. La France envoie à son tour le chevalier de Chaumont, l’abbé de Choisy et le P.Tachard : mais l’accord ne peut se faire. Les envoyés repartirent accompagnés d’une nouvelle ambassade siamoise reçue en grande pompe à Versailles. En 1687, seconde ambassade française ayant à sa tête La Loubère; mais les notables siamois, excités en dessous par les Hollandais, font une petite révolution où Phaulkon est massacré et le roi lui-même meurt opportunément. Les Français se rembarquent;
les Birmans fondent sur Ayouthia qui est pillée et incendiée une fois de plus (1767). La Thailande semblait perdue, quant elle fut sauvée par un usurpateur de génie, métis de Chinois et gouverneur de province, Phya Tak, qui chassa les Birmans, reprit le Laos, une partie de la péninsule Malaise, et s’installa à Tamburi, face à la citadelle de Bankgkok. Les mandarins de Thailande, lassés de son autorité, au bout de quatorze ans le déclarent atteint de folie religieuse, et l’assassinent.
Son successeur, le général siamois Phra Yo Fa Chulalok, fonde sous le nom de Râma 1er la dynastie des Chakkri qui fit la Thailande moderne. Il régna de 1782 à 1809, prit pour capitale le fort de Bangkok auquel il ajouta une ville. Râma II (1809-1824), après avoir débuté par le massacre de cent dix-sept princes de sa famille, suspects d’ambition rivale, annexa à la Thailande la province cambodgienne de Battambang. Râma III (1824-1851), son fils aîné mais issu d’une concubine, s’empara du trône au préjudice de son frère Mongkut, fils de la reine. Il se montra bon administrateur, réprima deux séditions chinoises. Zélé bouddhiste, il construisit ou embellit pagodes et combla d’aumônes les 35 000 religieux de Thailande. Son frère évincé Mongkut lui succéda et régna de 1851 à 1868 sous le nom de Râma IV. Confiné pendant vingt ans dans la vie ascétique, il devint une des lumières du bouddhisme siamois : bonze, il n’était tenu ni à des vœux perpétuels, ni a une clôture rigide, il pouvait aller et venir à travers toute la Thailande et mieux connaître ainsi les vrais besoins du peuple. Dans son couvent où il avait appris l’anglais, il comprit le rôle que pouvait jouer la Thailande dans un Orient de plus en plus dominé par l’Occident. Pacifique, mais souhaitant maintenir l’intégralité territoriale, Mongkut songea à l’appui de la France. Dès 1851 il proposa un traité de commerce et d’amitié, signé seulement en 1856. En 1863, notre protectorat établi au Cambodge et dont Mongkut se disait le suzerain, amena de très vifs tiraillements entre nous et la Thailande. Cependant celui-ci, en 1867, reconnaît notre protectorat, quitte à conserver les deux provinces cambodgiennes de Battambang et d’Angkor.
Râma IV fit régner l’ordre et la paix à l’intérieur comme à l’extérieur de la Thailande. Il signa des traités de commerce avec les principales puissances du monde, et fit de la Thailande un des plus grands producteurs de riz de l’Extrême-Orient.
A Mongkut succéda son fils Chulalongkorn-Râma V, qui régna de 1868 à 1910. Son but principal fut la reconnaissance par l’Occident de l’indépendance de la Thailande. Il s’y employa avec une habile diplomatie qui sut consentir les sacrifices nécessaires : les frontières avec l’inde britannique furent délimitées non sans enlever à la Thailande tous droits sur la Birmanie, le Pégou et une partie de la Malaisie péninsulaire. Avec la France, il y eut d’abord quelques querelles assez aiguës, si bien qu’en 1893 deux navires de guerre forcèrent la barre de la Ménam et vinrent menacer Bangkok de bombardement. Le traité de 1893 reconnut à la France toute la rive gauche du Mékong. Celui de 1904, la possession du Laos français ; celui de 1907 rétrocédait au Cambodge les provinces de Battambang et de Siem-réap avec Angkor.
Chulalongkorn, qui a beaucoup voyagé (Java, les Indes, l’Europe), s’est entouré de conseillers techniques européens pour moderniser les divers services de son royaume de Thailande : des Danois ont réorganisé la gendarmerie, des Italiens l’armée, des Français la justice, des Anglais le commerce et les banques. L’enseignement en Thailande a été l’objet de soins spéciaux : des écoles primaires ont été créées. L’enseignement secondaire est représenté par le collège anglo-siamois de Kularb et le collège des Pères français de l’Assomption (1885). L’enseignement supérieur ressortit à l’université de Bangkok dotée de quatre facultés. La Thailande a été pourvu d’un réseau de chemins de fer de plus de 1600 kilomètres.
En 1910, à Chulalongkorn succède son fils Vajirâvudh-Râma VI, ancien élève d’Oxford, actif, qui en 1917 prit parti dans la Guerre mondiale de 1914-1918 contre l’Allemagne, et rendit de grands services aux Alliés. Sa mort prématurée a fait passer en 1925 la couronne à son frère Prâjâdhipok-Râma VII. Celui-ci, à la suite d’un coup d’Etat militaire, a dû accepter un gouvernement constitutionnel en Thailande.
Moto GP - Yamaha: Rossi et Lorenzo rameutent 10 000 personnes ! - Caradisiac.com
© Google Actualités France
Recherche : histoire thailande